Ingénieur de l'École des mines de
Paris, il s'oriente vers la recherche en entrant en 1948 au Centre
national de la recherche scientifique (CNRS). Parallèlement,
il travaille au Collège de France (1948-1955), auprès
de Frédéric Joliot. En 1959, il rejoint à
Genève le CERN (aujourd'hui Laboratoire européen de
physique des particules). C'est là qu'il conçoit de
nouveaux types de détecteurs de particules, dont la chambre
proportionnelle multifils ou «?chambre de Charpak?» (1968)
qui permet de reconstituer en temps réel la trajectoire d'une
particule élémentaire. La rapidité, la
fiabilité et la capacité de traitement des
«?chambres de Charpak?» ont permis d'étudier des
événements très rares produits lors des
interactions entre particules de grande énergie. Depuis 1980,
Georges Charpak étudie l'application de ses appareils en
biologie et en médecine, en particulier dans le domaine de
l'imagerie médicale. Titulaire de la chaire Joliot-Curie
à l'École supérieure de physique et de chimie
industrielles de Paris depuis 1984, Georges Charpak est entré
à l'Académie des sciences en 1985 et a obtenu le prix
Nobel de physique en 1992.