La Photographie
 
   
Niépce, Nicéphore (1765-1833), physicien français
Considéré comme l'un des inventeurs de la photographie.
Leçons (avec paint shop pro 7)
rectifier les yeux vitreux d'un animal sur une photo prise au flash
voir le résultat d'une transformation avec le pinceau à cloner
Ajouter ce qui n'existe pas
Coloriser une photo ancienne en noir et blanc
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Nicéphore Niépce est né à Chalon-sur-Saône. En 1816, avec son frère Claude, il entreprit des recherches sur la fixation des images obtenues à l'aide d'une chambre noire portative. Niépce s'intéressa alors à la photosensibilité de nombreuses matières (chlorure d'argent, résine de gaïac, phosphore, huile) sur des supports aussi divers que le papier, le verre, le métal ou encore la pierre. C'est avec le bitume de Judée sur étain qu'il obtint, en 1826-1827, des vues de sa fenêtre, dont l'une, prise depuis sa demeure du Gras à Saint-Loup-de-Varennes, sera retrouvée en 1952.

Parallèlement à ses nombreux essais photographiques, il chercha à obtenir, par insolation de gravures rendues translucides et posées sur une surface photosensible, des plaques de métal permettant la reproduction d'images par les procédés habituels de gravure. Enduite de bitume, puis soumise à l'action de la lumière, la plaque est ensuite attaquée par l'acide nitrique (eau-forte) pour former les creux qui seront encrés.

Souhaitant multiplier les images à peu de frais, il s'inspira de cette technique pour reproduire des gravures du commerce (Cardinal d'Amboise?; Sainte-Famille, d'après Raphaël, etc.). En 1827, il rencontra Jacques Daguerre, qui poursuivait des recherches analogues sur la fixation des images. La signature, en 1829, d'un contrat d'association entre les deux hommes révèle que Daguerre a su le persuader du sérieux de ses travaux..

PRÉSENTATION de la photographie

Technique permettant d'obtenir une image permanente par l'action de la lumière sur une surface sensible (photo argentique) ou par mémorisation de signaux numérisés provenant de la conversion des rayons lumineux captés des cellules photosensibles (photo numérique).

Moyen de communication, outil scientifique, forme d'expression artistique ou passe-temps populaire, la photographie a joué un rôle déterminant dans le développement de la société moderne. Dès le milieu du XIXe siècle, elle a été appliquée à l'astronomie, à la biologie ou à la physiologie, s'imposant comme un instrument scientifique indispensable. «?La photographie est la rétine du savant?», affirmait l'astronome français Jules Janssen.

Le formidable essor de la photographie a bénéficié également de l'immense popularité du portrait. Aujourd'hui supplanté par le Photomaton, le studio de photographie a connu un immense succès pendant des décennies. Parallèlement à ces différents usages s'est affirmé un art photographique, qui a bouleversé le domaine des arts visuels. Au même titre que le dessin, la gravure ou même la peinture, l'image photographique a accédé aux cimaises des salons, galeries et musées. Enfin, la reproduction photomécanique a provoqué une révolution sans précédent dans le domaine de la communication de masse. Issue du croisement de l'histoire des sciences, des techniques, de l'art et des médias d'information, la photographie participe pleinement à la modernité.
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PRINCIPE de la photographie

La photographie est une technique faisant appel à des processus chimiques. En effet, la quasi-totalité des procédés photographiques repose sur la sensibilité aux radiations lumineuses des cristaux d'halogénures d'argent, composés chimiques combinant l'argent à un halogène (en général, brome, chlore ou iode). Ainsi, une pellicule photographique noir et blanc est constituée d'une feuille de matière souple, habituellement en acétate de cellulose ou en polyester transparent, recouverte d'une couche sensible d'halogénure d'argent en suspension dans une émulsion de gélatine.

Lorsque cette pellicule se trouve exposée à la lumière, l'halogénure d'argent subit une transformation chimique, formant sur le film une image latente (phase d'exposition). En plongeant la pellicule dans un agent chimique appelé révélateur, des particules d'argent métallique se forment alors dans les zones exposées à la lumière (phase de développement). Les parties claires du sujet photographié émettant plus de radiations lumineuses que les parties sombres, provoquant un noircissement plus fort que ne le font ces dernières. C'est pourquoi l'image ainsi obtenue est appelée négatif ou image négative, car les tonalités du sujet photographié sont inversées : les zones sombres de la scène apparaissent claires et réciproquement.

Pour restituer l'aspect initial du sujet, on répète les deux opérations d'exposition et de développement afin d'obtenir une image positive reflétant la réalité (phase de tirage). Le négatif peut être tiré sur un support en papier (photographie classique) ou sur un support transparent (diapositive).

La photographie en couleurs utilise de manière similaire la photosensibilité des halogénures d'argent,
en adjoignant aux pellicules des colorants appropriés.
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FILM PHOTOGRAPHIQUE

Colorants sensibilisateurs La lumière, qui représente l'élément clé de la photographie, constitue en fait la partie visible à l'œil humain d'un spectre étendu de radiations électromagnétiques, comprenant également les rayons gamma, les rayons X et les ultraviolets d'une part et les rayons infrarouges et les ondes radio d'autre part. L'œil humain ne perçoit, en effet, qu'une gamme restreinte des radiations de ce spectre, correspondant aux longueurs d'onde comprises entre le bleu et le rouge.

Les films photographiques se différencient par la façon dont ils réagissent à ces différentes longueurs d'onde. Les premiers films noir et blanc n'étaient sensibles qu'aux plus courtes longueurs d'onde du spectre visible, c'est-à-dire aux lumières bleue et violette. Par la suite, des colorants ont été ajoutés aux émulsions afin de rendre l'halogénure d'argent sensible aux autres longueurs d'onde.

Absorbant les radiations correspondant à leur propre couleur, ces colorants sensibilisent les particules d'halogénure d'argent aux longueurs d'onde de ces radiations lumineuses. Le film orthochromatique constitue ainsi le premier perfectionnement dans ce domaine : contenant des colorants jaunes, qui absorbent toutes les radiations du spectre visible, à l'exception du rouge, ce type de film s'avère donc sensible à toutes les couleurs excepté le rouge.

L'émulsion du film panchromatique, principale amélioration suivante, renferme des colorants rouges sensibilisant la pellicule à toutes les longueurs d'onde visibles. Bien que légèrement moins sensibles aux tonalités vertes que les films orthochromatiques, les films panchromatiques offrent un meilleur rendu de la gamme complète des couleurs. C'est pourquoi la plupart des films utilisés aujourd'hui par les amateurs et les professionnels sont panchromatiques.

Films Polaroid Les films instantanés, inventés par la firme Polaroid Corporation vers la fin des années quarante, permettent d'obtenir une image en quelques minutes après la prise de vue, à l'aide d'un appareil spécialement prévu à cet effet, appelé Polaroid. Selon ce procédé, les agents réactifs et l'émulsion sont contenus dans une enveloppe «?sandwich?» ou sur le papier même, permettant à l'exposition, au développement et au tirage de s'effectuer directement à l'intérieur de l'appareil. Polaroid, principal fabricant de ce type de pellicule avec Kodak, emploie ainsi une émulsion d'halogénure d'argent classique, intercalée entre le papier photographique et les agents réactifs. Lorsque la pellicule a été exposée et l'image négative formée, cette dernière est transférée sur le papier à l'aide d'un solvant, fournissant une image positive. De nombreuses pellicules à développement instantané sont ainsi fabriquées en 35 mm, en couleurs comme en noir et blanc.

Pellicules couleur Les pellicules couleur présentent un aspect plus complexe que les pellicules noir et blanc car elles doivent restituer la gamme complète des tonalités en tant que couleurs, et non seulement en termes d'intensité lumineuse. Elles utilisent le principe physique de la trichromie, selon lequel toute couleur perçue par l'œil peut être restituée en mélangeant de manière appropriée les trois couleurs primaires rouge, vert et bleu, ou encore leurs trois couleurs complémentaires respectives cyan (bleu-vert), magenta (rouge violacé) et jaune.

Négatifs et diapositives couleur se composent donc de trois couches photosensibles superposées, de sensibilité chromatique différente, qui réalisent l'analyse des couleurs du sujet : on obtient ainsi trois négatifs relatifs aux trois couleurs primaires. La seconde étape consiste à effectuer la synthèse des trois images positives correspondantes, synthèse qui se fait par voie additive ou par voie soustractive.

Dans le cas de la synthèse additive, les images positives sont reçues simultanément par l'œil qui recombine les trois pinceaux lumineux primaires pour chaque point du sujet photographié. En 1982, la firme Polaroid a commercialisé un procédé de diapositive à développement instantané, appelé Polachrome, basé sur cette technique.

Dans le cas de la synthèse soustractive, on donne à ces images positives leurs couleurs complémentaires, puis on les superpose. Chacune d'entre elles joue alors le rôle d'un filtre, retranchant de la lumière incidente les longueurs d'onde qui doivent être supprimées afin de restituer les véritables couleurs du sujet.

Aujourd'hui, la synthèse additive n'est plus guère utilisée. La plupart des pellicules actuelles sont formées de trois couches d'émulsions séparées par des filtres. La première couche, sensible au bleu, est séparée de la deuxième par un filtre jaune qui ne laisse passer que le rouge et le vert. La deuxième couche absorbe le vert tandis que la troisième est impressionnée par le rouge.

Formats Dans le commerce, les pellicules sont vendues sous forme de rouleaux permettant d'obtenir un nombre donné de photographies (12, 20, 24 ou 36 poses, par exemple). Mais on peut également les acheter en vrac, en longs rouleaux qu'on coupe à la longueur voulue. Ces pellicules sont enroulées à l'intérieur d'un magasin, ou chargeur, qui ne laisse pas passer la lumière.

Selon les appareils photo, il existe différents formats de pellicules : petit format, moyen format et grand format. Aujourd'hui, le petit format le plus fréquent est le 24?×?36 mm, correspondant à un film perforé de 35 mm de large. Le format 35 mm est employé par la plupart des photographes amateurs, mais également par des professionnels. Il s'applique aux petits appareils photo usuels.

Il existe plusieurs types de moyen format correspondant à différentes configurations de l'appareil photo. Les plus courants sont le format 120 correspondant à des pellicules de 4,5?×?6 cm, 6?×?6 cm, ou 6?×?9 cm, et le format 220 fonctionnant avec des pellicules de 6?×?6 cm. Ils sont généralement utilisés par des photographes avertis.

Le grand format est réservé aux grands appareils appelés chambres d'atelier ou de studio. Les pellicules grand format correspondent à des plaques ou à des plans-films de dimensions classiques 6?×?9 cm, 9?×?12 cm, 13?×?18 cm ou 18?×?24 cm. Ce sont les formats qui étaient employés dans les premiers temps de la photographie.

Sensibilité La sensibilité ou vitesse d'un film, définie par le degré de sensibilité de l'émulsion d'halogénure d'argent à la lumière, détermine l'exposition nécessaire pour photographier un sujet en fonction de conditions d'éclairage définies.

Normes en vigueur Les fabricants de films ont choisi une échelle de référence où les chiffres les plus élevés correspondent aux émulsions «?rapides?» et les chiffres les plus bas aux émulsions «?lentes?». Il existe plusieurs normes relatives à la sensibilité des pellicules : les systèmes ASA, DIN et ISO. La référence ASA, utilisée autrefois par l'industrie américaine, correspond à une échelle arithmétique, la norme Deutsche Industrie Norm (DIN), mise au point par l'industrie allemande, à une échelle logarithmique?; cette dernière demeure employée par certains fabricants européens. Le système ISO, utilisé dans le monde entier, a été fixé par l'International Standards Organization (ISO). Née d'une association entre l'échelle DIN et l'échelle ASA, cette norme comporte deux chiffres : le premier représente la valeur ASA, le second la valeur DIN.

.Usages Aux pellicules à vitesse lente correspondent généralement des valeurs comprises entre 25/15 ISO et 100/21 ISO, mais il existe des films de sensibilité encore plus basse. Ces pellicules sont adaptées aux sujets bien éclairés dont on veut restituer le plus grand nombre de détails.

Les pellicules ayant des vitesses comprises entre 125/22 et 200/24 ISO sont considérées comme des films à vitesse moyenne : elles conviennent à la plupart des scènes que l'on désire photographier par beau temps. Enfin, les films aux vitesses supérieures à 200/24 ISO, dits rapides, sont employés pour les prises de vue en faible lumière, ainsi que pour les reportages. Ces dernières années, la plupart des grands fabricants ont lancé sur le marché des films ultrarapides, supérieurs à 400/27 ISO. Par ailleurs, certains films peuvent être poussés, c'est-à-dire exposés avec une vitesse plus élevée puis développés plus longtemps pour compenser la sous-exposition.

Normes en vigueur Les fabricants de films ont choisi une échelle de référence où les chiffres les plus élevés correspondent aux émulsions «?rapides?» et les chiffres les plus bas aux émulsions «?lentes?». Il existe plusieurs normes relatives à la sensibilité des pellicules : les systèmes ASA, DIN et ISO. La référence ASA, utilisée autrefois par l'industrie américaine, correspond à une échelle arithmétique, la norme Deutsche Industrie Norm (DIN), mise au point par l'industrie allemande, à une échelle logarithmique?; cette dernière demeure employée par certains fabricants européens. Le système ISO, utilisé dans le monde entier, a été fixé par l'International Standards Organization (ISO). Née d'une association entre l'échelle DIN et l'échelle ASA, cette norme comporte deux chiffres : le premier représente la valeur ASA, le second la valeur DIN.

Usages Aux pellicules à vitesse lente correspondent généralement des valeurs comprises entre 25/15 ISO et 100/21 ISO, mais il existe des films de sensibilité encore plus basse. Ces pellicules sont adaptées aux sujets bien éclairés dont on veut restituer le plus grand nombre de détails.

Les pellicules ayant des vitesses comprises entre 125/22 et 200/24 ISO sont considérées comme des films à vitesse moyenne : elles conviennent à la plupart des scènes que l'on désire photographier par beau temps. Enfin, les films aux vitesses supérieures à 200/24 ISO, dits rapides, sont employés pour les prises de vue en faible lumière, ainsi que pour les reportages. Ces dernières années, la plupart des grands fabricants ont lancé sur le marché des films ultrarapides, supérieurs à 400/27 ISO. Par ailleurs, certains films peuvent être poussés, c'est-à-dire exposés avec une vitesse plus élevée puis développés plus longtemps pour compenser la sous-exposition.

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APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE

Tous les appareils photographiques fonctionnent selon le principe fondamental de la chambre noire, découvert au XVIe siècle : la lumière pénétrant par un trou minuscule (appelé sténopé ou ouverture) pratiqué dans une boîte hermétique projette sur la paroi opposée une image renversée d'un objet situé en avant de l'ouverture. Les premiers appareils photo appliquaient ce principe, en y adjoignant des lentilles optiques améliorant la netteté de l'image et des pellicules permettant d'obtenir une image fixe et reproductible.

.Éléments de base Mis à part quelques détails de structure qui diffèrent selon les types, tous les appareils photo actuels sont construits suivant le même modèle, et se composent de six éléments de base : un boîtier, un objectif, un diaphragme, un obturateur, un déclencheur et un viseur.

Le boîtier comprend une chambre noire, cavité hermétique contenant la pellicule lors de l'exposition, ainsi que le diaphragme et l'obturateur, placés entre la pellicule et l'objectif.

L'objectif, monté à l'avant du boîtier, est constitué d'un assemblage de lentilles optiques en verre (voir optique). Situé dans un cylindre ou dans un anneau métallique, il permet au photographe de faire la mise au point d'une image sur la pellicule, en réglant la distance séparant l'objectif de la pellicule. Cet objectif peut être fixe ou interchangeable.

Le diaphragme, ouverture ronde située à l'arrière de l'objectif, fonctionne conjointement avec l'obturateur pour laisser entrer la lumière. Cette ouverture peut être fixe, comme sur certains appareils photo réservés aux amateurs, mais également réglable. Les diaphragmes réglables sont constitués de lamelles de métal ou de plastique qui se chevauchent : écartées au maximum, elles forment une ouverture de même diamètre que l'objectif, tandis que resserrées les unes sur les autres, elles créent une toute petite ouverture au centre de l'objectif. Chaque degré d'ouverture correspond à un repère numérique situé sur l'appareil ou sur l'objectif.

L'obturateur, mécanisme à ressort actionné par le déclencheur, empêche la lumière de pénétrer à l'intérieur de l'appareil, sauf pendant le bref intervalle de l'exposition. Les appareils les plus récents sont équipés d'obturateurs focaux ou centraux.

L'obturateur focal, ou obturateur à rideau, se compose de deux lamelles métalliques ou de deux rideaux en tissu noir opaque formant une fente de largeur variable, qui se déplace à vitesse constante devant le film lors de l'exposition. L'obturateur central ou obturateur d'objectif comporte plusieurs lamelles mobiles qui s'ouvrent lors de la prise de vue, libérant entièrement l'ouverture de l'objectif, puis qui se referment aussitôt.

L'appareil photographique est également muni d'un viseur, qui permet à l'utilisateur de voir, à travers l'objectif de l'appareil, la scène qu'il photographie. Il peut aussi comporter d'autres éléments comme un dispositif d'entraînement du film, un système de mise au point automatique, un posemètre qui mesure l'intensité de la lumière.

Contrôle de l'exposition Vitesse d'obturation En réglant la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme, l'utilisateur obtient ainsi la quantité de lumière nécessaire à une parfaite exposition. Ces deux paramètres sont directement proportionnels : si l'on augmente simultanément la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme d'un cran, la quantité de lumière insolant le film demeure identique, mais l'on obtient des photos différentes. Par conséquent, suivant les situations et l'effet recherché, il convient de choisir une vitesse d'obturation et une ouverture de diaphragme adaptées. Par exemple, pour obtenir une image nette d'objets en mouvement, des vitesses d'obturation rapides, inférieures ou égales à 1/125 s, sont nécessaires.

Profondeur de champ L'ouverture du diaphragme contrôle la quantité de lumière qui atteint le film, mais permet également de régler la profondeur de champ. Encore appelée zone de netteté, la profondeur de champ correspond à la région dans laquelle les objets enregistrés sur l'image sont parfaitement nets. En diminuant la taille de l'ouverture, on augmente la profondeur de champ et inversement.

Lorsqu'on souhaite une grande profondeur de champ - netteté maximale pour tous les points de la scène, aussi bien au premier plan qu'à l'arrière-plan -, il faut donc choisir une petite ouverture de diaphragme et une vitesse d'obturation lente. C'est pour cette raison que la profondeur de champ des images d'objets en mouvement est réduite, car ce type de photos requiert une grande vitesse d'obturation et donc, pour compenser, une grande ouverture.

Sur de nombreux appareils, la bague de l'objectif comprend ainsi un indicateur de profondeur de champ qui calcule les dimensions approximatives de la zone de netteté correspondant à une ouverture donnée.

Types d'appareils Il existe de nombreux types d'appareils photographiques, adaptés à différents formats de film. Les tout premiers appareils ne possédaient pas d'objectif propre : la lumière était tout simplement contrôlée en obstruant ou en dégageant le trou d'épingle (sténopé) qui faisait office d'objectif. Puis est apparue une seconde génération d'appareils photo, constitués d'une boîte en bois, d'un objectif simple, d'un obturateur à rideau et d'un support pour la pellicule. Ce modèle rudimentaire était en outre équipé d'un viseur simple qui permettait au photographe de cadrer le sujet. Par la suite, certains modèles plus élaborés étaient munis d'un diaphragme réglable (deux ouvertures possibles) et d'un dispositif de mise au point.

Aujourd'hui, parmi tous les modèles présents sur le marché, se dégagent plusieurs grandes familles d'appareils photo : les chambres d'atelier, les appareils à visée directe et les reflex.

Utilisée essentiellement par les professionnels, la chambre d'atelier constitue l'appareil photographique se rapprochant le plus des tout premiers modèles, tout en demeurant encore très prisée.

Cependant, en dépit du potentiel unique de la chambre, d'autres types d'appareils, en raison de leur plus grande souplesse, sont préférés aussi bien par les amateurs que par les professionnels. Les plus populaires d'entre eux sont l'appareil à visée directe, le reflex mono-objectif (SLR, de l'anglais single-lens reflex), et le reflex bi-objectif (TLR, de l'anglais twin-lens reflex). La plupart des appareils à visée directe et des SLR présentent des formats 35 mm, tandis que les TLR ainsi que certains SLR et appareils à visée directe sont généralement adaptés à des moyens formats 120 mm ou 220 mm.

.Chambres d'atelier Généralement plus grandes et plus lourdes que les appareils petit et moyen formats, les chambres sont surtout utilisées pour la prise de vue en studio, de paysage et d'architecture. Ces appareils sont chargés avec des films grand format, aussi bien pour négatifs que pour diapositives, car ceux-ci offrent une plus grande précision et une meilleure netteté que les films de format inférieur.

Une chambre d'atelier se compose d'une base en métal sur laquelle repose un rail cranté. À l'avant et à l'arrière de ce rail se trouvent deux supports métalliques reliés par un soufflet. Sur le support avant sont placés l'objectif et l'obturateur?; le support arrière sert de cadre à un verre dépoli devant lequel vient se placer le châssis contenant le film. La structure de la chambre, à l'inverse de la majorité des autres appareils, peut être facilement modifiée. En effet, les supports avant et arrière peuvent être décalés vers la droite ou vers la gauche, en haut ou en bas ou bien encore décentrés, ce qui permet au photographe d'avoir une maîtrise sans pareille de la perspective et de la netteté.

Appareils à visée directe Les appareils à visée directe sont équipés d'un viseur qui permet au photographe de voir et de cadrer le sujet ou la scène qu'il désire photographier. Cependant, le viseur ne permet pas d'avoir exactement la même vue et le même cadrage que ceux observés au travers de l'objectif : le point de vue de l'objectif diffère de celui du viseur. Ce phénomène appelé parallaxe de visée est négligeable pour de grandes distances?; en revanche, pour des distances très rapprochées, il devient plus prononcé, rendant le cadrage d'une scène ou d'un sujet beaucoup plus délicat.

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Appareils reflex

Les appareils reflex, mono-objectif comme bi-objectif, sont équipés de miroirs qui renvoient dans le viseur l'image même de la scène photographiée.

Le reflex mono-objectif, comme son nom l'indique, ne comprend qu'un seul objectif qui sert à la fois à la visée et à la prise de vue. Un miroir escamotable placé entre l'objectif et la pellicule renvoie l'image formée par l'objectif au travers d'un prisme vers un verre dépoli situé sur le haut du boîtier. Lorsque l'obturateur s'ouvre, un ressort fait automatiquement basculer le miroir, ce qui permet à la lumière d'atteindre le film. Grâce au prisme, l'image saisie sur la pellicule est quasiment identique à celle donnée par l'objectif, supprimant ainsi tout effet de parallaxe.

Le reflex bi-objectif est un boîtier rectangulaire équipé d'un viseur - qui n'est autre qu'une plaque de verre dépoli placée à l'horizontale - situé sur le haut de l'appareil. Sur le devant se trouvent les deux objectifs placés verticalement l'un au-dessus de l'autre. L'un des objectifs sert à la prise de vue tandis que l'autre est utilisé pour viser. Ces deux objectifs étant couplés, il suffit de faire la mise au point sur l'un pour que l'autre se règle automatiquement. L'image formée par l'objectif du haut, ou objectif de visée, est renvoyée dans le viseur par un miroir fixe incliné à 45°.

Ainsi le photographe peut régler la mise au point et modifier son cadrage tout en regardant par le viseur. L'image formée par l'objectif du bas est projetée sur le film, placé dans le dos de l'appareil. Mais à la différence des reflex mono-objectif, les reflex bi-objectif sont sujets au problème de parallaxe, tout comme les appareils à visée directe.

Types d'objectifs L'objectif d'un appareil photographique est tout aussi important que le boîtier. Les objectifs sont classés en quatre groupes génériques : grands-angles, objectifs normaux, téléobjectifs et zooms. Ces termes renvoient en réalité à la distance focale de l'objectif, qui se mesure généralement en millimètres (voir optique). Cette caractéristique de l'objectif correspond à la distance entre le centre optique de l'objectif et l'image nette d'un objet placé à l'infini. En pratique, la distance focale influe sur le champ de vision, le grossissement et la profondeur de champ de l'objectif.

Les appareils utilisés par les photographes professionnels et par les amateurs avertis sont conçus pour recevoir indifféremment ces quatre types d'objectifs.

Grands-angles Pour un appareil de format 35 mm, les objectifs ayant une focale comprise entre 20 et 35 mm sont appelés grands-angles. Ils permettent d'avoir une meilleure profondeur de champ, un champ de vision (ou angle) plus grand, mais n'autorisent qu'un grossissement relativement faible. Le champ de vision des grands-angles performants peut atteindre ou dépasser 180°. Ainsi, l'objectif grand-angle de 6 mm, créé par la firme Nikon, offre un champ de vision de 220°, produisant des images circulaires et non pas des images rectangulaires ou carrées.

Objectifs normaux et téléobjectifs Les distances focales comprises entre 45 et 55 mm correspondent aux objectifs à focale normale. L'image qu'ils produisent demeure semblable à celle perçue par l'œil. Les objectifs ayant des distances focales plus longues, appelés téléobjectifs, réduisent le champ de vision et diminuent la profondeur de champ mais permettent en revanche de grossir l'image. Pour un appareil de format 35 mm, un objectif ayant une distance focale de 85 mm ou plus correspond à un téléobjectif.

Zooms Un quatrième type d'objectif, le zoom, est conçu pour avoir une distance focale variable, qui peut être ajustée en permanence entre deux valeurs déterminées. Les zooms sont particulièrement utiles lorsqu'ils sont associés à des reflex mono-objectif, car ils permettent de contrôler en continu l'échelle de l'image.

Accessoires .Éclairage artificiel Lorsque l'éclairage naturel est insuffisant, les photographes ont recours à un éclairage artificiel pour éclairer les scènes, en intérieur comme en extérieur. Parmi les éclairages artificiels les plus utilisés, on peut mentionner le flash électronique, de loin le plus courant, mais aussi les lampes au tungstène ou à quartz. Autrefois populaire, le flash magnésique, qui comportait une ampoule jetable contenant de l'oxygène et un filament en magnésium ne pouvant s'enflammer qu'une seule fois, a été remplacé aujourd'hui par les flashes électroniques, beaucoup plus économiques.

Le flash électronique se compose d'un tube de silice empli d'un gaz rare (généralement, du xénon) à très basse pression. Lorsqu'une forte tension est appliquée aux électrodes situées aux extrémités du tube, le gaz est ionisé, produisant alors une intense décharge lumineuse de très courte durée, appelée flash.

Bien que certains dispositifs particuliers soient capables de produire des flashes d'environ 1/100 000 s, la plupart des flashes durent entre 1/10 000 et 1/5 000 s. Les flashes doivent être synchronisés avec l'obturateur de l'appareil photo pour que la décharge lumineuse couvre l'intégralité de la scène.

Posemètres On utilise des posemètres pour mesurer l'intensité de la lumière dans une situation donnée, afin de définir la combinaison adéquate entre la vitesse d'obturation et l'ouverture du diaphragme. Il existe quatre types de posemètres : en lumière incidente, en lumière réfléchie, en mesure spot et avec flash.

Les posemètres les plus simples sont équipés d'une cellule photoélectrique qui produit un courant de faible intensité lorsqu'elle est exposée à la lumière. Le passage de ce courant électrique provoque alors le déplacement d'une aiguille sur une échelle graduée. Chaque posemètre est également équipé d'un cadran gradué mobile indiquant la vitesse d'obturation. En plaçant le cadran dans l'alignement de l'aiguille, on obtient ainsi les combinaisons possibles de vitesse d'obturation et de degré d'ouverture qui fournissent des expositions équivalentes, et on peut alors régler l'appareil en conséquence.

Filtres Placés sur le devant de l'objectif, les filtres en gélatine ou en verre sont utilisés pour minimiser les halos (auréoles entourant parfois les points brillants d'une photo), modifier l'équilibre de couleur de la lumière, le contraste ou la clarté, ou encore pour créer des effets spéciaux.

En photographie noir et blanc, on emploie des filtres couleur associés à des pellicules panchromatiques, qui laissent passer la lumière correspondant au filtre mais qui absorbent la lumière d'une couleur contrastante. Ainsi, dans une photographie de paysage prise avec un filtre rouge, une partie de la lumière bleue du ciel est arrêtée, faisant apparaître le ciel plus sombre et par conséquent ressortir les nuages. Si l'on se sert d'un filtre jaune pour un ciel bleu, un tel effet sera nettement estompé puisque la pellicule aura reçu plus de lumière bleue.

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DÉVELOPPEMENT DU FILM

L'image latente du film apparaît après le développement, phase de traitement subie par la pellicule. Cette opération consiste à plonger le film dans plusieurs bains chimiques afin de le transformer en négatif. Il est tout d'abord développé dans une solution alcaline réductrice appelée agent révélateur ou révélateur (voir alcalins, métaux?; oxydoréduction). Cette solution réactive le processus déclenché par l'action de la lumière lors de l'exposition. Elle permet de réduire (au sens chimique du terme) encore davantage les particules d'halogénure d'argent où de l'argent métallique s'est déjà formé, afin d'obtenir des grains d'argent de plus grand diamètre autour des minuscules particules composant l'image latente.

Lorsque ces particules d'argent commencent à se former, une image apparaît peu à peu sur le film. L'épaisseur et la densité du dépôt d'argent dépend de la quantité de lumière qu'une surface donnée a reçu lors de l'insolation. Afin d'arrêter l'action du révélateur, le film est ensuite plongé dans un bain légèrement acide, qui neutralise l'alcalinité du révélateur.

Après ce bain d'arrêt, l'image négative est fixée : les particules d'halogénure d'argent résiduelles sont éliminées et les particules d'argent métallique stabilisées. L'agent chimique servant à cette fixation est communément appelé fixateur ou hypo. Il s'agit généralement de thiosulfate de sodium, bien que l'on utilise également du thiosulfate de potassium ou d'ammonium.

Pour éliminer le fixateur, le film est alors lavé avec un éliminateur d'hyposulfite. Puis il est longuement rincé à l'eau claire, car un dépôt résiduel de fixateur risque d'endommager les négatifs avec le temps. Un agent mouillant peut être ajouté dans l'eau de rinçage pour faciliter le séchage et empêcher la formation de taches et de bulles d'eau.

TIRAGE DU FILM Le processus permettant de passer du négatif à l'image positive s'appelle le tirage, tout comme l'image positive ainsi obtenue. Ce tirage, qui peut être réalisé par contact ou par projection, consiste à répéter les deux opérations d'exposition et de développement.

Le tirage par contact est utilisé lorsque l'on souhaite avoir des tirages de format identique à celui des négatifs. La couche d'émulsion du négatif est alors placée en contact direct avec une surface sensible?; puis, ils sont tous deux exposés sous une source lumineuse.

Lors du tirage par projection, le négatif est tout d'abord placé dans un projecteur particulier, appelé agrandisseur. Après avoir traversé le négatif, la lumière diffusée par l'agrandisseur atteint un objectif qui projette alors une image agrandie ou réduite de ce négatif sur une surface sensible.

INNOVATIONS RÉCENTES Caméras Les innovations technologiques tendent à faire tomber les barrières qui existaient autrefois entre la photographie et les autres méthodes de production d'images. Ainsi, certains procédés photographiques récents ont remplacé les émulsions d'halogénure d'argent classiques par des dispositifs électroniques d'enregistrement de l'information visuelle.

Par exemple, la firme Sony a mis au point une caméra vidéo à images fixes, la Mavica, élaborée à partir du modèle industriel plus ancien ProMavica. Contrairement aux caméras vidéo classiques qui fonctionnent avec des bandes magnétiques, la caméra Mavica enregistre les données visuelles sur une disquette informatique. Les images peuvent être regardées sur un écran relié à l'unité de lecture de la caméra.

La société Canon a également investi le marché de la caméra vidéo fixe, notamment en commercialisant la RC-470, qui nécessite un magnétoscope spécifique pour regarder les images. En revanche, la caméra Xap Shot, capable d'enregistrer 50 images fixes sur une disquette de 2 pouces, ne requiert aucun équipement particulier : elle peut être directement reliée à un poste de télévision. Il est ensuite possible de réaliser des tirages papier de ces images enregistrées à l'aide d'une imprimante laser.

Numérisation La numérisation des images photographiques a révolutionné le monde professionnel de la photographie, donnant naissance à un domaine spécifique appelé traitement de l'image. Numériser les données visuelles d'une photographie consiste à les convertir en nombres binaires (0 et 1) par le biais d'un ordinateur. Cette technique permet de manipuler l'image photographique grâce à des logiciels conçus à cet effet.

Les logiciels de traitement de l'image Photoshop et Illustrator, des classiques dans l'industrie publicitaire, permettent à l'opérateur de déplacer ou effacer des éléments dans une photographie, d'en modifier les couleurs, de réaliser des images composites à partir de plusieurs photographies, de régler les contrastes et la netteté, et encore bien d'autres opérations.

Jusqu'à présent, la qualité des tirages papier de ces images informatiques demeurait cependant inférieure à celles des photographies classiques. En effet, la plupart des imprimantes couleur (laser ou à jet d'encre) grand public ne parviennent pas encore à restituer des images ayant les nuances et la résolution des photographies. Toutefois, certains systèmes, tels que Montage Sliderwriter de Presentation Technologies ou le système Linotronic, sont aujourd'hui capables de produire des images d'aussi bonne qualité que celle des photographies de magazines.

De taille comparable à celle d'un appareil photographique classique, l'appareil numérique dispose d'une optique à focale fixe ou variable, d'un viseur, et d'un flash électronique incorporé. De plus en plus de modèles sont équipés d'un écran couleur à cristaux liquides qui permet d'affiner le cadrage et de visionner immédiatement la photo.

En lieu et place du film, l'appareil numérique reçoit la lumière sur un capteur CCD après filtrage des couleurs primaires : rouge, vert et bleu. Chacune des cellules photosensibles du capteur convertit cette lumière en un signal électrique analogique qui est numérisé puis stocké dans une mémoire flash. Il reste ensuite à transmettre le fichier image à l'ordinateur pour l'exploiter. La qualité du résultat dépend du nombre de pixels que le capteur est capable d'enregistrer. Avec 350 000 pixels on peut imprimer avec une qualité acceptable une photo de la taille d'une carte postale. Pour un format 13?×?18 cm, il faut au moins 870 000 pixels.

La mémoire intégrée à l'appareil permet de stocker de 10 à 20 photos en haute résolution, mais le plus souvent, l'appareil est équipé d'une mémoire amovible que l'on peut décharger sur le disque dur d'un ordinateur. Des imprimantes à sublimation thermique permettent de sortir une image de format 10?×?15 cm de bonne qualité directement à partir de l'appareil sans passer par un ordinateur. Mais ce type d'imprimante et chaque épreuve restent encore d'un coût élevé.

La finesse d'une photo argentique est sans commune mesure avec celle d'une photo numérique, à moins d'utiliser un matériel professionnel haut de gamme d'un prix très élevé. L'épreuve revient moins cher qu'une image imprimée. Mais la photo numérique présente des avantages qui séduisent de plus en plus d'amateurs : vision immédiate des images, possibilité de les modifier avec un logiciel de traitement d'image, possibilité de les transmettre par Internet.

Les grands laboratoires de développement d'images argentiques (Fuji, Kodak) commencent à utiliser la numérisation pour améliorer de façon automatique les clichés amateurs. Après développement du négatif, la photo est numérisée, puis on en corrige le contraste, la couleur et la netteté. Elle est enfin transférée sur un papier photographique classique.

TECHNIQUES SPÉCIFIQUES Vers la fin du XIXe siècle, la photographie jouait déjà un rôle très important en sciences, notamment en astronomie. Depuis, de nombreuses techniques photographiques spécifiques ont été mises au point, apparaissant aujourd'hui comme des outils indispensables dans de nombreux domaines scientifiques et technologiques.

Photographie ultrarapide Aujourd'hui, la plupart des appareils photographiques proposent des vitesses d'obturation de 1/1 000 s. Mais il est encore possible de réduire ce temps de pose en éclairant le sujet par un bref éclair de flash. Dès 1931, l'ingénieur américain Harold E. Edgerton avait ainsi inventé une lumière stroboscopique qui produisait des flashes de 1/500 000 s, ce qui lui permettait de photographier la trajectoire d'une balle.

De nos jours, la synchronisation du flash et de l'objet en mouvement est réalisée à l'aide d'une cellule photoélectrique qui déclenche la lumière stroboscopique. Plus récemment, on a élaboré des obturateurs magnético-optiques et électro-optiques qui donnent des temps de pose de quelques milliardièmes de seconde. En utilisant des flashes en série, la photographie ultrarapide permet de saisir sur un même cliché les étapes successives d'un sujet en mouvement, comme un oiseau en vol.

Photographie aérienne Les appareils photo situés à bord des avions ou des satellites sont généralement des appareils spécifiques montés sur des trépieds antivibrations, et équipés de plusieurs objectifs et de chargeurs pour pellicules grand format.

Utilisés en cartographie pour effectuer des relevés topographiques à grande échelle, ces appareils sont également employés en urbanisme pour concevoir des projets d'études, en météorologie, en archéologie pour détecter des sites, en agriculture pour observer des exploitations ou encore en biologie pour étudier la répartition des populations animales ou végétales. La surveillance et la reconnaissance militaires demeurent également deux applications importantes de la photographie aérienne.

Certains satellites de reconnaissance sont ainsi équipés d'appareils dont les objectifs à longue focale permettent d'obtenir des images d'une très grande résolution, sur lesquelles il est possible de reconnaître des voitures, voire des objets plus petits. Les techniques les plus sophistiquées de photographie par satellite, utilisées autrefois à des fins essentiellement militaires, ou par les services de renseignement et la météorologie, sont actuellement de plus en plus employées par les géologues pour la prospection de nouveaux gisements, et par les organismes de presse afin d'obtenir des images instantanées d'événements journalistiques lointains.

Photographie sous-marine Les appareils de photographie sous-marine doivent être équipés d'un boîtier étanche et d'une fenêtre en verre ou en plastique placée devant l'objectif. Généralement, avec ce type d'appareil, il est possible de prendre des photos de jour jusqu'à 10 m de profondeur. Si l'on descend plus bas, il faut alors s'équiper d'une lumière artificielle telle qu'un flash électronique ou un projecteur.

Par ailleurs, en photographie sous-marine, on utilise souvent des objectifs grands-angles pour compenser l'indice de réfraction de l'eau qui, étant supérieur à celui de l'air, fait apparaître un objet plus près qu'il ne l'est en réalité (voir optique). En outre, la qualité des images dépend de la clarté de l'eau : par exemple, dans une eau où flottent de nombreuses particules, la lumière réfléchie par les particules ne permet de réaliser que des gros plans. Des appareils sous-marins dont les boîtiers sont résistants aux hautes pressions sont utilisés pour les explorations en eaux profondes.

Photographie de laboratoire Dans la recherche scientifique, les plaques photographiques et les films font partie des outils d'enregistrement essentiels : non seulement ils présentent une grande souplesse d'utilisation, mais surtout l'émulsion de ces films et de ces plaques peut être sensibilisée aux rayons ultraviolets et infrarouges, aux rayons X et aux rayons gamma, ainsi qu'aux particules chargées.

La radioactivité, par exemple, fut découverte à la suite du noircissement accidentel d'un film photographique. De plus, la plupart des instruments optiques, tels que le microscope, le télescope et le spectroscope, peuvent être utilisés pour prendre des clichés. De nombreux autres instruments scientifiques, comme les oscilloscopes ou les terminaux informatiques, peuvent être également équipés de dispositifs de prise de vue ou d'adaptateurs associés à un appareil photo conventionnel. Dans les laboratoires de recherche, les Polaroid sont souvent employés pour observer immédiatement un résultat.

Photographie spatiale En astronomie, la photographie a joué et joue encore un rôle fondamental. En plaçant une plaque photographique dans le plan focal d'un télescope, les astronomes peuvent obtenir des clichés précis de la position et de l'intensité lumineuse des corps célestes. En comparant les photographies d'une même région du ciel prises à des moments différents, on peut détecter les déplacements de certains astres, tels que les comètes. L'une des principales qualités de la plaque photographique en astronomie réside dans son aptitude à saisir, par le biais de longues expositions, les objets astronomiques les moins lumineux, qui demeurent invisibles à l'œil nu.

Les récents progrès technologiques permettent d'augmenter largement la sensibilité de l'enregistrement photographique. Ainsi, une photocathode (cathode d'une cellule photoélectrique) placée dans le plan focal du télescope, et irradiée par la lumière d'une étoile à photographier, émet des électrons par effet photoélectrique. Ces électrons sont dirigés vers une plaque photographique pour y former une image précise de l'étoile. Grâce aux formidables progrès réalisés en informatique, il est aussi possible, à partir de photographies de qualité très moyenne, d'obtenir des images plus précises et plus détaillées. Les ordinateurs numérisent, en effet, les informations photographiques puis, après traitement, les restituent avec une meilleure résolution (voir numérisation).

Un autre dispositif, le CCD, matrice de cellules qui captent l'information lumineuse (les photons) sous forme de pixels, permet de se passer tout simplement de la plaque photographique : les photons sont enregistrés électroniquement et ordonnés à l'aide d'un microprocesseur en séries de pixels formant une image numérique qu'on peut retravailler par ordinateur. Sur ces photographies numériques, le pixel, analogue du grain d'halogénure des photographies argentiques, détermine la résolution de l'image.

Microfilmage Le microfilmage consiste à reproduire des images sous forme de photographies aux dimensions extrêmement réduites. Apparus dans les années vingt pour archiver les chèques bancaires, les microfilms sont aujourd'hui utilisés dans tous les domaines où une importante quantité d'information doit être classée dans un espace restreint. Par exemple, la plupart des journaux et magazines sont photographiés sur microfilms puis archivés. Ils peuvent être ensuite consultés à l'aide de visionneuses équipées de dispositifs permettant une recherche rapide des pages.

Une autre application de cette technique est la microfiche, cliché de 10?×?15 cm qui peut contenir jusqu'à 70 épreuves photographiques, correspondant chacune à une page de texte. Chaque épreuve peut être consultée à l'aide d'une visionneuse. Ce système permet d'archiver la totalité des fichiers d'une bibliothèque sur un nombre relativement restreint de microfiches.
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source encyclopédie Microsoft Encarta . 2000

                         
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